La Numérologie

Il me paraît difficile de Consacrer un point à la numérologie sans citer Pythagore philosophe qui « soutenait devant ses disciples parfois, sceptiques, que l’harmonie de l’univers est contenue dans les nombres… Il prétendait détenir par cette science des nombres, la clé de la vie.» (1). La numérologie est la pratique qui s’intéresse aux nombres étudiés sous le rapport des propriétés qui leur sont attribuées. L’occultiste René KOPP résume la symbolique des nombres dans ce qu’il définit en tant que « principe hypothétique » :

« Le monde est en mouvement.

Le mouvement du monde est ordonné.

L’ordre de ce mouvement est un rythme.

Ce rythme est une mathématique.

Les nombres de cette mathématique sont le symbole des choses. »ii

                                          Introduction générale à l’étude des sciences occultes, René KOPP, ed. Leymarie, Paris 1930, page 65

Considérons comment Les nombres intéressent notre pratique ésotérique. Concernant la lecture du Tarot, nous savons que chaque arcane majeur possède un nombre allant de 1 à 22. Chaque arcane mineur possède un nombre allant de 1 à 10. Ces nombres s’organisent en un système construit grâce à des calculs. Le nombre produisant du sens, la numérologie est donc une pratique à laquelle un praticien sérieux du Tarot semble devoir s’initier. Par ailleurs, l’astrologie qui est une référence dans notre pratique est elle aussi une discipline fondée sur le nombre : réaliser un thème astral exige de connaître la date et l’heure de naissance ; cela ne nous confirme t-il pas l’idée que nous dépendons d’un système de nombres qui déterminent nos signes et par là-même nos inclinations initiales ?


i(1)  La Face cachée des nombres. Camille CREUSOT, coll. Poche, ed. Dervy 2009, Paris 14, Page 18

Le labyrinthe de Chartres


« L’art créateur, (…) est informé par la symbolique des nombres discursivement ou intuitivement. Il atteint l’évocation des choses par la gnose de leur rythme, par l’harmonie connue de leur rythme, par l’harmonie connue de leurs nombres, par le symbolisme pénétré de leur mathématique. Dans cet ordre d’idée, il est impossible de comprendre les cathédrales gothiques qui sont l’expression parfaite de l’art créateur, sans la connaissance occulte de la symbolique des nombres. »i


iIntroduction générale à l’étude des sciences occultes, René KOPP, ed. Leymarie 1930, paris, page68

 

Le labyrinthe de Chartres ne peut être considéré comme un simple élément décoratif. L'élaboration de son dessin fait appel aux plus avancées des connaissances mathématiques de son époque. Rappelons que le Moyen Age était obsédé par la certitudes que les nombres et les proportions était à la base de la compréhension de toute chose. Chaque découverte de rapports entre nombres ou entre formes était considérée comme une preuve supplémentaire de l’existence d'une loi universelle. Construit dans un Édifice où la géométrie relie toutes les parties entre elles et dans lequel un très petit nombre de dimension impose leur loi partout, tout fut mis en œuvre pour que le labyrinthe de Chartres puisse jouer son rôle de haut-lieu spirituel pour lequel il fut doté d'un degré de symbolisme jamais égalé dans aucun autre labyrinthe.

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